L'action du Conservatoire du littoral sur l'Ile-aux-Moines
Le Conservatoire du littoral est un établissement public créé en 1975. Son but est de protéger le littoral français en se portant acquéreur des ensembles les plus remarquables. En 2008, 11% du linéaire côtier de l’hexagone était ainsi placé sous sa protection.
En Bretagne par exemple, des sites comme la pointe du Raz, la côte sauvage de Quiberon ou bien encore l’abbaye Clohars-Carnouët appartiennent totalement ou en partie au Conservatoire.
Sur l'Ile-aux-Moines, il intervient depuis 1982. Au 31 décembre 2008, environ 45 ha de landes, bois et prairies se trouvaient ainsi protégés.
Par convention, la gestion ces terrains est déléguée à la commune de l'Ile-aux-Moines.
Les actions sont menées sur différents axes comme le maintien de la biodiversité, la préservation des paysages, ou la rénovation du petit patrimoine bâti. Ainsi, différents travaux sont réalisés (défrichage, aménagement de cheminements, …) en plus de l'entretien régulier du site.
Certaines de ces parcelles sont gérées par pâturage extensif, mode d'entretien écologique et respectueux de la faune présente.
Pour découvrir ces actions ainsi que la faune, la flore et l'histoire du site, des balades natures sont organisées le mercredi matin pendant les vacances (printemps et été).
Pour tout renseignement et inscription, contacter le garde du littoral au 06 79 34 77 00.
L'Asphodèle d'Arrondeau, une plante emblématique
Plante protégée, la "nunu", comme on l'appelle ici, est présente uniquement en Bretagne. Elle semble particulièrement apprécier l'Ile-aux-Moines où, le printemps venu, elle couvre landes et prairies de ces grandes fleurs blanches. Même si elle est très abondante sur l'île, ne la cueillez pas et laissez ainsi les promeneurs suivant jouir du spectacle.
Le rendez-vous des bernaches
Dès les premiers froids, l'Ile-aux-Moines est le point de rendez-vous de nombreuses bernaches cravants. Ces petites oies grises, après s'être reproduites en Sibérie, viennent profiter de la douceur hivernale du Golfe du Morbihan. Par centaines, elles se laissent observer sur les vasières se nourrissant d'herbes marines. A l'approche du printemps, elles repartiront pour un grand voyage vers leur résidence estivale.
